Une jeune femme passionnée de la technologie et de l'innovation, membre de NanaTech participant à la formation sur le Guide d'intégration de l'innovation dans les cycles de projet du PNUD


L’innovation peut être un service, un produit, une technologie ou même un changement de comportement. La formation par les pairs (Peer-to-peer support) fait partie des approches du PNUD pour favoriser cette culture de l’innovation. C’est ce qui m’a conduit à Lomé au Togo pour partager l’expérience du PNUD Bénin sur une initiative d’innovation, une plateforme électronique de dénonciation et de prise en charge des cas de violences basées sur le genre (VBG).

À la suite des échanges et réflexions avec tous les acteurs impliqués dans la lutte contre les VBG, tous étaient unanimes sur la nécessité d’une approche intégrée de lutte contre les VBG, qui va au-delà du cadre d’un projet. Ainsi donc, de l’idée d’un projet du PNUD, nous sommes parvenus à celle de mise en place d’un programme national de lutte contre les VBG, pour lequel le PNUD jouerait un rôle fédérateur, qui permettrait non seulement de dénoncer des cas dans l’anonymat à travers un message SMS, vocal ou au travers de la plateforme en ligne, mais rapprocherait aussi les usagers des services qu’offrent les centres d’écoute.

« L’innovation n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour parvenir à des changements qualitatifs », a déclaré Monsieur Damien Mama, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies et Représentant Résident du PNUD au Togo. Pour lui, la problématique VBG doit être traitée de manière holistique en pensant aussi à la question de l’autonomisation des femmes, qui est souvent à la base des violences qu’elles subissent au sein du foyer.

La rencontre et l’utilisation du guide avec de jeunes femmes passionnées de la technologie et de l’innovation, les Nana tech pour réfléchir sur la question des VBG, a contribué à enrichir les réflexions.

 « Si on arrive à réussir les étapes au niveau de l’état des lieux, on voit les causes de l’échec des actions passées dont on peut s’inspirer pour trouver des solutions pour le futur », explique Adamagnon Essoyomewe, membre de Nana Tech.

Asseoir les connaissances

La formation au Togo était aussi l’occasion de faire découvrir le contenu du guide d’intégration de l’innovation dans les cycles de projet à mes collègues.

Si nos premières initiatives d’innovation en 2014-2015 n’avaient forcément pas suivi une démarche méthodologique donnée, une nouvelle étape a été franchie en 2016 avec l’élaboration du guide d’intégration de l’innovation dans les cycles de projet du PNUD (Projet Cycle Hackers’ kit). Depuis, des outils techniques sont disponibles pour aider nos équipes autour du monde à intégrer l’innovation au cours des différentes phases d’un projet : initiation / conception, mise en œuvre et clôture.

Des exercices pratiques sur l’analyse du portefeuille ont permis de mieux cerner les contours de certains problèmes de développement auxquels nous souhaiterions apporter des solutions. L’outil d’analyse de portefeuille permet de voir sur différents horizons temporels des potentiels de programmes, en creusant des aspects, qui aujourd’hui ne peuvent sembler qu’anecdotiques, mais qui pourraient dans un futur plus ou moins proche se révéler critiques pour l’appui au pays & donc pour le positionnement du PNUD comme partenaire privilégié.

En définitive, on se rend compte qu’au-delà de la théorie de changement, qui place au cœur du projet les bénéficiaires finaux de nos appuis / services en faisant correspondre des solutions aux besoins, l’innovation aide à imaginer des solutions, qui peuvent avoir un impact transformationnel avec l’utilisation ou non de la technologie.

« Construire une culture d'innovation ne consiste pas seulement à créer des applications mobiles ou des applications fintech, mais aussi à trouver constamment des moyens d'améliorer les choses que nous faisons tous les jours - y compris les façons de rationaliser, réduire les procédures inutiles, afin de consacrer plus de temps et de ressources à la créativité », insiste l’Administrateur du PNUD, Achim Steiner.

Aux sceptiques, qui regrettent le manque de temps pour passer de la théorie à la pratique, il répond : « Si nous considérons l'innovation comme une rupture avec une pratique antérieure ayant un impact positif significatif, il devient clair que nous pouvons tous innover dans notre milieu de travail ».

Par Elsie ASSOGBA  

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