• 36.2%

    Taux de pauvreté

  • 3.5%

    Taux annuel de croissance démographique

  • 5.2%

    Taux de croissance du PIB (en 2012)

  • 0.43

    Indice de développement humain (en 2012)

  • 71.3%

    Taux d’accès à l’eau potable

  • 74.4%

    Taux net de scolarisation (primaire en 2011)

A propos du Bénin

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Troupe de danse folklorique du Bénin

Introduction


Le Bénin est le siège de civilisations anciennes et brillantes, qui furent bâties autour de royaumes centrés sur des cités–Etats.
Les trois principaux royaumes créés par les Fon furent celui d’Allada, fondé au 16è siècle, celui d’Abomey en 1625, et celui de Porto-Novo, alors appelé Adjacè, puis Hogbonou. Ces entités politiques bien structurées étaient pourvues de centres urbains fonctionnels. Elles avaient développé un commerce local, basé dès le XVII ème siècle, sur la traite des esclaves, puis sur celle du palmier à huile après l’abolition du commerce négrier en 1807. Cette économie de traite a favorisé l’installation, le long de la côte (surnommée « côte des esclaves »), de comptoirs commerciaux contrôlés par les Anglais, les Danois, les Portugais et les Français.

Histoire


L’histoire du Bénin pourrait se découper en quatre grandes périodes :

Le Bénin-royaumes : du XVIè siècle jusqu’en 1894, le Bénin est une marqueterie de royaumes qui se font la guerre mais où s’affirme progressivement la domination de l’un d’entre eux, le royaume de Danxomé.

Le Bénin-colonie :
de 1894 à 1972, les Français vont coloniser le Bénin qu’ils appellent Dahomey. Ils y diffusent le catholicisme et forment une nouvelle élite pour son administration. A partir des années 1940, on s’achemine progressivement vers l’indépendance malgré une forte instabilité politique.

Le Bénin-dictature : De 1972 à 1990, le Bénin vit à l’heure du marxisme léninisme sous l’égide du dictateur Mathieu Kérékou. Sur le plan économique, le Bénin devient « un Etat-entrepôt » aux résultats mitigés.

Le Bénin-démocratie : A partir de 1990 jusqu’à nos jours, le renouveau démocratique se met en place, non sans difficultés (corruption, népotisme et clientélisme) et paradoxes (le dictateur Kérékou sera élu deux fois présidents de la République). Une nouvelle Constitution est promulguée.
Depuis, le Bénin fait figure de pays modèle en Afrique subsaharienne, en réussissant une transition démocratique sans effusion de sang ni coup d’Etat.
En 2006, en l’absence de Mathieu Kérékou et de Nicéphore Soglo, le jeu politique devient plus ouvert. Le premier tour des élections s’est tenu le 5 mars 2006. Vingt six candidats briguaient la magistrature suprême : des habitués et de nouveaux venus. Parmi eux, Adrien Houngbédji et Bruno Amoussou, tous deux anciens ministres de Kérékou et anciens présidents de l’Assemblée nationale. Contre toute attente, c’est Boni Yayi, dépeint par ses adversaires, comme l’émanation d’« une génération spontanée en politique », qui a ravi la vedette à ces derniers. Il emporta la décision finale, avec plus de 75% des suffrages exprimés. L’année suivante, ses partisans réunis au sein des Forces Cauris pour un Bénin Emergeant (FCBE) ont gagné les législatives. Dans la foulée, le président de l’Assemblée nationale élu Mathurin Nago est issu de ce mouvement.
Aujourd’hui, deux principaux acteurs émergent au sein de la classe politique béninoise : le président de la République Boni Yayi et son challenger du second tour, Adrien Houngbédji, qui fait office de «principal opposant » au pouvoir.
En 2011, Boni Yayi a remporté la présidentielle dès le premier tour.

Succès


Les efforts entrepris pour la relance de l’économie ont été renforcés pour maintenir la stabilité macro-économique saluée par la communauté financière internationale. Les différentes missions qui ont séjourné au Bénin au cours de l’année 2012, ont conclu à des résultats encourageants.

Au total, grâce aux mesures d’assainissement des finances publiques et à la mobilisation des ressources intérieures et extérieures, la situation macroéconomique du Bénin est en voie d’amélioration avec un taux de croissance de 4% attendu à fin décembre 2012 et un taux d’endettement de 27%, largement inférieur au seuil de 70 % fixé par l’UEMOA.

Par ailleurs, en vue d’accélérer l’équipement des formations sanitaires pour honorer le droit à la santé dû à chacun et à tous, le Gouvernement a conçu et lancé l’initiative « 120 jours pour équiper les hôpitaux et centres de santé du Bénin ». Cette initiative a permis à fin décembre 2012, d’enregistrer des dons pour près de deux milliards de francs CFA. L’initiative sera poursuivie en 2013.

Dans le domaine de la microfinance, le Gouvernement a continué de répondre aux sollicitations des bénéficiaires de microcrédits à travers les divers instruments mis en place. Ainsi, à la date du 28 novembre 2012, pour le Programme de Micro Crédit aux Plus Pauvres, on enregistre environ 1 500 000 bénéficiaires pour un montant cumulé de près de 64 milliards de FCFA.

Pour permettre aux communes de faire face à leurs engagements, et dans le respect des textes de la décentralisation, le Gouvernement a poursuivi les actions pour améliorer la gouvernance locale. Dans ce cadre, le processus de transfert des ressources aux communes a été renforcé.

Pour le compte de l’année qui s’achève, une somme de près de vingt deux milliards cinq cent millions (22.500.000.000) de francs CFA a été transférée aux communes pour la mise en œuvre de leur plan de développement communal contre environ vingt milliards (20.000.000.000) en 2011, soit un accroissement de 13,01%.

Défis


Au Bénin, les statistiques montrent que des défis importants se situent au niveau de l’ampleur de la pauvreté, notamment en milieu rural, de l’insécurité alimentaire, de la question préoccupante du chômage des jeunes et du financement du développement. Le relèvement de ces défis constitue un sujet de préoccupation majeure pour la grande majorité des populations béninoises. Il découle de ce constat l’urgence d’identifier de nouvelles politiques en faveurs des pauvres permettant, entre autres, de mieux tirer profit du potentiel de croissance, notamment en milieu rural, et d’utiliser ce cadre pour générer de l’emploi pour les jeunes. En effet, réduire significativement la pauvreté par la création d’emplois décents nécessite une accélération de la croissance soutenue ainsi que sa répartition équitable.

Maintenir la paix et la stabilité, accélérer la croissance économique et en répartir équitablement ses fruits sont des éléments qui appellent une bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques. L’amélioration de la qualité de la gouvernance nécessitera que des réformes profondes et courageuses soient engagées. Les plus urgentes relèvent de la gouvernance économique et administrative.

En matière de gouvernance administrative et institutionnelle
, les principales réformes à parachever concernent essentiellement la fonction publique. Ces réformes doivent induire le changement de comportement en vue de l’instauration d’un certain nombre de valeurs morales  pour une meilleure productivité au sein de l’administration et des institutions publiques.


En matière de gouvernance économique
, les réformes à finaliser à court terme concerneront les secteurs vitaux de l’économie comme les filières agricoles, les régies financières, les structures portuaires, l’énergie et les technologies de l’information et de la communication.

Concernant les Régies financières que sont les Impôts et les Douanes, leurs réformes –couplées avec les réformes portuaires-devraient induire une augmentation substantielle des recettes publiques compte tenu du potentiel fiscal inexploité et accroître la compétitivité du Corridor béninois.

Country flag
Country map
Statistiques
Capitale
Porto-Novo
Population
10 millions d’habitants (2013)
Superficie
115 762 km²
Langue officielle
Français
Langues nationales
(52 recensées) : Fon, Yoruba, Dendi, Aja, Ayizo, Tofin, Saxwe, Gen (Mina), Baatonum, Ditammari, Waama, Gun, Idaasha, Fulfulde, Mokole, Boko, Nateni, Yom, Lokpa, etc.
Taux de pauvreté
36,2% (2011)
 
Indice de Développement Humain
0,436 (2012)
Capitale économique
Cotonou
Principales villes
Porto-Novo, Cotonou, Djougou, Abomey, Bohicon, Parakou, Ouidah, Lokossa

Sources: PNUD, RMDH 2013, RGPH 4 et Autorités béninoises