Préservation des forêts galeries au Bénin

Un riverain de la forêt Ahowéssa montre comment cette forêt, qui était auparavant dense est devenue clairsemée à cause des pressions humaines. Photo: PNUD Bénin

A Azohouè Ahowéssa situé à 8 km de Porto-Novo, la capitale politique du Bénin, un petit groupe composé des représentants de diverses associations locales échange sur la gestion de la forêt d’Ahowessa (forêt à garcinia cola) et sur comment drainer l’eau pour éviter l’inondation cette année.

Elie Sèwabo, agent de développement rural et habitant du village Azohouè Ahowéssa dans la commune d’Akpro Missérété prend la parole : « Cette forêt est notre richesse. Nous allons chercher des essences forestières, des raphias pour tresser des paniers, du vin de palme à boire, des plantes médicinales, du bois pour la cuisson des repas et la construction des maisons, etc. Je suis peinée de voir que nous ne l’entretenons pas. On a coupé tous les arbres, le cours d’eau est rempli de sable, nous n’arrivons plus à pêcher du poisson ; quand il pleut l’eau ne coule plus normalement et envahit nos maisons ». Il ajoute : « Je souhaite vivement que cette forêt soit restaurée ».

Désormais, une trentaine de forêts galeries  dont celle d’Ahowéssa sur la cinquantaine que compte la Basse vallée de l’Ouémé sont en cours de restauration dans le cadre du Projet d’Appui à la Préservation et au Développement des Forêts Galeries et production de Cartographie de base numérique (PAPDFGC).

A retenir

  • Treize (13) Communes bénéficiaires du Projet d’Appui à la Préservation et au Développement des Forêts Galeries et production de Cartographie de base numérique (PAPDFGC) : (Zagnanado, Zogbodomey, Ouinhi, Kétou, Adja-Ouèrè, Akpro-Missérété, Adjohoun, Bonou, Aguégués, Sèmè-Kpodji, Dangbo, Sô-ava, Porto-Novo
  • Dans la basse vallée de l’Ouémé, sur une cinquantaine de forêts galeries identifiées, le projet appuie la restauration d’une trentaine, celles qui ont une superficie d’au moins 5 ha
  • 49 ha de berges ont été reboisés avec une quinzaine essences végétales autochtones (iroko, samba, le pommier sauvage, Kapokier, Céiba pentendra, Cola Gigentea etc.) à valeur économique.
  • Ce projet d'un budget total de 8.300.000 euros est cofinancé par l’Union Européenne dans le cadre de l’Alliance Mondiale contre le Changement Climatique (8 millions d’euros) et le Programme des Nations Unies pour le développement (300.000 euros) s’étend sur la période 2012-2017.

Ce projet vise à réduire les causes et effets des inondations en promouvant la conservation et l'utilisation durable des forêts galeries de la basse vallée du fleuve Ouémé ainsi que la fourniture d’une cartographie numérique de base actualisée pour l’ensemble du Bénin. Il  touche environ un million d'habitants et permet de mettre en œuvre des actions telles que le reboisement, la restauration des berges, le dragage des cours d’eau et la mise en place de micro infrastructures de captage de l’eau.

Il est cofinancé par l'Union européenne (UE) à travers l’Alliance Mondiale contre le Changement Climatique (AMCC), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), les Communes bénéficiaires (Zagnanado, Zogbodomey, Ouinhi, Kétou, Adja-Ouèrè, Akpro-Missérété, Adjohoun, Bonou, Aguégués, Sèmè-Kpodji, Dangbo, Sô-ava, Porto-Novo) et le Gouvernement du Bénin, à travers le Ministère en charge de l’Environnement et des Changements Climatiques.

Un accord de partenariat a été signé avec des Organisations non Gouvernementales (ONG) pour appuyer les populations riveraines dans les activités de restauration par le reboisement. 49 ha de berges ont été reboisés avec une quinzaine d’essences végétales autochtones (iroko, samba, le pommier sauvage, Kapokier, Céiba pentendra, Cola Gigentea, etc.) à valeur économique. Ces plants sont mis en terre sur une bande de 25 m le long des cours d’eau et permettent de freiner les débordements d’eau, de préserver les terrains riverains des érosions et des inondations. Ces activités de reboisement sont en cours en 2016 avec une forte implication des comités locaux de protection et de gestion des forêts galeries et des pépiniéristes.

En 2014, le projet a réalisé une étude diagnostique pour voir la situation des forêts galeries de la Basse vallée de l’Ouémé.  La 1ère cause de destruction des forêts par les populations est le besoin de ressources de subsistance. Il a été donc décidé l’élaboration des plans d’aménagement et de gestion simplifiés (PAGS) pour  promouvoir au profit des populations riveraines des activités de conservation et des activités génératrices de revenus comme la pisciculture, l’apiculture, la transformation agroalimentaire surtout pour les femmes (la production d’huile de palme, huile d’arachide et la transformation du manioc en gari). Cette activité est en cours.

Par ailleurs, des outils techniques de gestion sont en train d’être conçus pour aider les communes à mieux gérer ces forêts (la cartographie de la forêt, la délimitation par bornage des forêts, etc.).

Les autorités communales sont fortement impliquées dans la gestion dudit projet. Pour préserver les forêts galeries se trouvant sur leur territoire de toute autre exploitation publique et privée, une dizaine de maires a déjà pris un arrêté de reconnaissance légale.

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