La lutte contre le braconnage et la transhumance dans les parcs W et Pendjari

14 août 2013

imageLe PNUD et l'Union Europenne appuient la conservation des reserves des parcs W et Pendjari. Crédits photo: PNUD Benin

Les aires protégées des réserves de biosphère du W et de la Pendjari bénéficient des appuis techniques et financiers de l’Union Européenne, de l’UEMOA et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans le cadre du  Projet d’Appui aux Parcs de l’Entente (PAPE). Le renforcement des mécanismes et systèmes mis en place pour réduire les pressions et menaces sur les parcs (empiètements agricoles, braconnage, transhumance et mauvaise gouvernance dans la gestion et la conservation), constitue le cheval de bataille de ce projet.

Les parcs W et de la Pendjari constituent un patrimoine naturel, l’une des importantes  réserves fauniques en Afrique. Mais ils sont constamment menacés par les phénomènes de braconnage et de transhumance. De nombreux délits sont constatés et plus de braconniers sont appréhendés chaque année.

Le braconnage est un mode de prélèvement abusif et illicite d’animaux ou de parties d’animaux à des fins commerciales au niveau des aires protégées. Les acteurs de cette infraction développent plusieurs  sortes de stratégies pour échapper aux mécanismes de contrôle en vigueur et mis en place par les autorités béninoises. Conformément aux règles de gestion du parc, des périodes de chasse existent. Cette période s’étend du mois de novembre à fin avril de chaque année. Malheureusement, on constate que  des braconniers s’infiltrent de manière illicite dans le parc et tuent des animaux sans remplir les formalités. Ces trafiquants sont plus intéressés par des parties des animaux comme les défenses d’éléphant, les têtes d’animaux appelées trophées.

Ces actes ont plusieurs conséquences aussi bien sur le plan environnemental, social et qu’économique. Ils constituent une réelle menace de disparition de certaines espèces animales comme les lions, les éléphants, les hippotragus et même une diminution du nombre de touristes intéressés par certaines espèces.

Par ailleurs, un autre problème auquel les parcs naturels sont confrontés est celui de la transhumance. Pour des raisons de pâturage, certains éleveurs introduisent leurs troupeaux dans des zones interdites des parcs W et Pendjari, surtout en saison sèche. Dès que les animaux sauvages des parcs sentent leur présence, ils migrent vers d’autres lieux. Cette transhumance induit la dispersion de la faune sauvage et la destruction de la végétation dans les parcs.

Pour freiner les actes de braconnage et de transhumance, le PAPE s’investit dans le renforcement du mécanisme de suivi et de surveillance des parcs.  Ainsi, quatre (4) véhicules  4 x 4, sept (7) motos ont été acquis en faveur des écogardes, un paquetage militaire (gourde, GPS pour l’orientation, des tentes pour l’hébergement) sera bientôt mis à leur disposition.

L’absence de système de communication téléphonique dans les parcs rend le travail de surveillance très difficile pour une meilleure conservation des ressources naturelles et de la biodiversité des aires protégées. Le PAPE mettra donc à disposition des stations relais pour faciliter les échanges entre les conservateurs des parcs.

Le Projet PAPE est un projet cofinancé par l’Union Européenne, l’UEMOA et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ce projet régional couvre le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et le Togo. Il est mis en œuvre dans un contexte d’instabilité climatique et de fragilité des ressources naturelles (terres, eaux, faune et flore), d’accroissement démographique et des besoins d’utilisation et d’exploitation.