L’éducation pour la paix dans les milieux scolaires et universitaires

03 oct. 2013

imageMadame Odile Sorgho-Moulinier, Représentant Résident du PNUD BENIN par interim s'exprimant sur l'éducation pour la paix. Crédits photo: Gontran Hounsounouu

Les manifestations officielles marquant la célébration de la journée Internationale de la Paix ont eu lieu au Bénin le 3 octobre 2013 au Palais des Congrès de Cotonou sur le thème : « l’éducation pour la paix ». Cette date coïncide avec la rentrée des classes et c’est à juste titre que Moïse Mensah, Haut Commissaire à la Gouvernance Concertée affirme : « En ce jour, où élèves et enseignants reprennent le chemin de l’école, dans le calme et la paix, je voudrais exhorter à cultiver la paix, à privilégier la paix et à promouvoir la paix dans nos écoles, afin que rayonne notre pays aujourd’hui, demain et toujours. »

Le Haut Commissaire a fait la genèse des différentes actions de promotion de la paix et de gestion apaisée de conflits menées depuis 2009 à ce jour par l’institution qu’il dirige. Il a souhaité qu’au gouvernement et autres acteurs de la vie publique des stratégies innovantes soient proposées pour développer la culture de la paix dans les écoles et sur les lieux de travail et divers milieux sociaux.

Madame Odile Sorgho-Moulinier, Représentant Résident du PNUD par intérim a rappelé l’appel lancé cette année par le Secrétaire Général des Nations Unies pour se concentrer sur l’éducation. « La paix conditionne le développement, nous devons continuer à rechercher les meilleures solutions qui favorisent un développement équilibré et profitable à tous », a-t-elle indiqué. Elle a exhorté chaque citoyen béninois à entretenir la paix depuis la cellule familiale en passant par la communauté et l’école.

Les échanges menés au cours de la cérémonie ont été alimentés par trois communications. La première porte sur la paix en milieu scolaire et universitaire et a été animée par Mme Françoise Sossou Holonou, Syndicaliste et membre du comité d’orientation de la coalition pour la paix. Elle a expliqué pourquoi il est nécessaire de cultiver la paix en milieu scolaire et universitaire, les éléments qui influencent négativement la paix dans ces milieux. De grande turbulence sont observées en période électorale, a –t-elle fait observer. Elle a proposé quelques actions pour la préservation ou la consolidation de la paix en milieu scolaire et universitaire notamment l’écoute des préoccupations de la jeunesse scolaire et universitaire et l’instauration d’un dialogue en vue de prévenir toute situation susceptible de troubler la paix.

La deuxième communication  du Pasteur Nicodème Alagbada  a mis l’accent sur les contributions des religions endogènes et des religions révélées à la promotion de la culture de la paix au Bénin.

Enfin, la dernière communication, celle du Haut Commissaire a conclu que l’état de paix ne peut être garanti sans un travail permanent de veille et de promotion des valeurs qui mettent l’accent sur l’unité et la solidarité.