Journée des Nations Unies au Bénin : l’engagement pour la survie de l’enfant renouvelé

24 oct. 2013

imageUn bébé bien portant. Crédits photo: UNICEF NYHQ

La  Journée des Nations Unies a été célébrée au Bénin autour du thème : « S’engager pour la survie de l’enfant : une promesse renouvelée » et a réuni toutes les agences du Systèmes des Nations Unies, les partenaires nationaux et organisations de la civile. 

L’occasion a été donnée d’attirer l’attention de l’opinion publique  sur « une promesse renouvelée », un mouvement qui a vu le jour à l’issue  du  forum « Appel à l’action pour la survie de l’enfant », organisé en juin 2012 par les gouvernements des Etats Unies, d’Ethiopie et d’Inde en collaboration avec l’UNICEF et l’USAID,  pour mettre fin aux décès d’enfants dont les causes sont évitables.

Au Bénin, malgré les progrès réalisés ces quinze dernières années, grâce aux interventions ayant un haut impact sur la réduction de la mortalité des enfants de moins de cinq ans, des milliers d’enfants continuent de mourir chaque année de causes, que l’on peut éviter. En 1990, 39 000 enfants sont décédés alors qu’en 2012, ce chiffre est passé à 32 000. Les principales causes de la mortalité des enfants de moins de cinq ans sont : la pneumonie, la diarrhée et le paludisme.

Dans son mot de bienvenue, Epiphane Dansou, Président de la Fédération des Associations du personnel des Nations Unies a convié tous les fonctionnaires onusiens à œuvrer chaque jour pour créer de meilleures conditions de bénéficier des soins adéquats aux enfants dans leur milieu de vie sociale.

Madame Dorothée Kinde Gazard, Ministre de la Santé a présenté les activités, les défis et les perspectives dans le cadre de l’engagement pour la survie des enfants au Bénin. Selon ses propos, la baisse de la mortalité des enfants de moins de cinq ans est insuffisante eu égard aux Objectifs du Millénaire pour le développement. Certains goulots d’étranglements restent à lever à savoir : l’insuffisance des ressources humaines en quantité et en qualité, la mauvaise qualité des services, la faible coordination des interventions en santé maternelle et infantile. La Ministre a présenté les stratégies choisies au Bénin  pour éviter les décès d’enfants âgés de moins de cinq ans. Il s’agit de : augmenter la couverture de prise en charge des trois causes de décès des enfants  à travers le réseau national de 12 000 relais communautaires, mieux répondre aux besoins des femmes en matière de régulation des naissances, assurer la qualité de l’eau utilisée par les ménages à travers le traitement à domicile, faire de la mobilisation sociale et le plaidoyer. « Aucun enfant ne doit plus mourir de cause évitable », a-t-elle martelé, avant d’insister sur la responsabilité mutuelle et la redevebabilité de tous pour accélérer la lutte contre la mortalité infantile.

«Il est essentiel au moment où le monde définit l’agenda de développement du futur que les droits des enfants, des filles et des femmes soient placés au cœur des objectifs de développement post-2015 », a souligné Madame Elisabeth Balepa,  Coordonnatrice par intérim du Système des Nations Unies et Représentant Résident de la FAO au Bénin. Elle a invité tout le monde à intensifier les efforts dans le cadre de la promesse renouvelée.

Pour manifester sa solidarité envers les enfants et les femmes malades au niveau des hôpitaux, le personnel onusien s’est mobilisé pour des dons de sang le 23 octobre, veille de la célébration de la Journée des Nations Unies.