Vers la mise en place des systèmes d’alerte précoce pour prévenir les risques climatiques au Bénin

22 nov. 2013

imageEchange de parapheurs entre le Ministre du développement et le Représentant Résident a.i. du PNUD. Photo: PNUD Bénin

Mettre à la disposition des acteurs et des populations, des informations pour des décisions justes et en temps réel face à la menace climatique, tel est le but visé par le projet intitulé : « Renforcement de l’information sur le climat et systèmes d’alerte précoce en Afrique pour un développement résilient au climat et adaptation aux changements climatiques ».

La cérémonie de signature du document dudit projet a eu lieu  ce  jour à Cotonou, en présence du Ministre du Développement, de l’Analyse Economique et de la Prospective, Marcel de Souza, du Ministre  des Travaux publics et des transports assurant l’intérim du Ministre en charge de l’Energie et de l’Eau, Aké Natondé et du  Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a.i, Odile Sorgho-Moulinier.

Le Bénin, tout comme la plupart des pays africains, est exposé aux catastrophes dues à des risques climatiques notamment la sécheresse extrême, les vents forts, les pluies tardives et intenses, les inondations et la chaleur excessive. Les dommages et dégâts causés par les variations climatiques, les fortes précipitations sont énormes pour le développement, alors que les mécanismes de prévention de ces risques sont presque inexistants. 

Selon Marcel de Souza, Ministre du Développement, de l’Analyse Economique et de la Prospective,  l’impact des inondations de 2010 sur l’économie béninoise avait été estimé à 127,1 milliards Fcfa en termes de dommages et pertes. Mais, «  nous ne disposons pas de capacités adéquates pouvant nous permettre de nous prémunir contre les effets néfastes des changements climatiques », a-t-il ajouté.

« Ce projet constitue une réponse appropriée aux besoins de renforcement des capacités et d’informations sur les paramètres et acteurs climatiques qui sont à l’origine des inondations dont le pays a été victime ces dernières années », a affirmé  Madame Odile Sorgho-Moulinier. Elle a exhorté le Gouvernement à intégrer les données résultant du projet dans les processus de planification, afin que les risques climatiques soient pris en compte dans la gestion du développement.

Le Ministre de Souza n’a pas manqué de remercier le PNUD, pour tous les appuis apportés au Bénin, en vue de son éligibilité à cette opportunité de financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), dont le montant s’élève à 4 millions de dollars US pour la période 2013-2017.

En 2008, le Bénin s’est doté d’un Programme National d’Adaptation aux changements climatiques, qui a identifié cinq (5) mesures prioritaires d’adaptation à savoir : (i) le Programme intégré d’adaptation pour la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques sur la production agricole et la sécurité alimentaire au Bénin ; (ii) l’adaptation des ménages aux changements climatiques par la promotion des énergies renouvelables et des foyers économiques performants et autocuiseurs face à la pénurie du bois- énergie au Bénin ; (iii) la mobilisation des eaux de surface aux fins d’adaptation aux changements climatiques dans les communes les plus vulnérables des départements du Centre et du Nord ; (iv) la protection des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes contre le paludisme dans les zones les plus vulnérables aux changements climatiques ;  (v) la protection de la zone côtière face à l’élévation du niveau de la mer.

Seule la première mesure, connue sous le nom de PANA1, est en cours de mise en œuvre. Le nouveau projet prendra en compte les secteurs comme l’agriculture, la sécurité alimentaire, la gestion des ressources en eau, la santé, l’énergie et les zones côtières. Sa transversalité permettra d’alimenter tous les dispositifs du système d’alerte précoce contenus dans les projets actuels et futurs.