L’aquaculture pour faire face aux changements climatiques

14 févr. 2014

imageUn pêcheur bénéficiant du projet PANA 1 qui vient de pêcher des poissons élevés dans des cages flottantes. Photo: PNUD Bénin

Le Programme intégré de lutte contre les effets néfastes des changements climatiques dans le secteur de l’agriculture pour la sécurité alimentaire (PANA1) fait la promotion de l’aquaculture en cages flottantes et enclos dans les communes de Sô-Ava, Ouinhi, Adjohoun et Bopa en mettant à la disposition des communautés des espèces de poissons résilientes aux changements climatiques.

Ce  programme appuyé par le PNUD et le Fonds pour l’Environnement Mondial vise à renforcer les capacités des communautés agricoles pour s’adapter aux changements climatiques dans quatre zones agro-écologiques vulnérables au Bénin. Ainsi, le projet contribue i) au développement des capacités de planification et de réponse des secteurs liés aux changements climatiques en s’assurant que les plans de développement nationaux et communaux ainsi que les politiques sectorielles et les budgets associés incorporent les besoins d’adaptation ; ii) à l’expertise et au soutien environnemental que les communautés doivent disposer pour s’adapter efficacement aux conditions climatiques défavorables ; iii) au partage d’expérience en adaptation sur le plan local, national et international.

Dans le cadre de la mise en œuvre des Plans d’actions des Communes, il a été prévu la promotion de l’aquaculture en cages flottantes et enclos à Sô-Ava, Ouinhi, Adjohoun et Bopa. Avec la collaboration technique de la Direction des Pêches et le PANA 1, les pisciculteurs des communes cibles ont été appuyés dans l’élevage de poissons. 112  pêcheurs dont 22 femmes ont été formés aux techniques  de l’aquaculture en cage flottante. L’objectif est d’améliorer au terme du projet le  niveau de revenus des bénéficiaires et d’assurer leur sécurité alimentaire.

Dans les 4 communes pré-citées des cages flottantes  de 24 m3 avec les accessoires et enclos piscicoles ont été installées. Les infrastructures mises à la disposition de la communauté seront gérées par des groupements de pêcheurs identifiés de façon participative par la communauté elle-même.

Les risques climatiques majeurs liés aux changements climatiques dans les zones de pêcheries (zone agro écologique 8), sont essentiellement les crues précoces et particulièrement longues, les inondations… ce qui a pour conséquence la rareté des poissons dans les plans et cours d’eau, le retard de croissance des alevins en aquaculture. Ces conditions entrainent une faible croissance des poissons  allongeant ainsi les cycles d’élevage (6 à 8 mois).  Ce qui contraint l’aquaculteur à un seul cycle de production par an et une récolte précoce où les poissons n’atteignent pas la taille prisée par les consommateurs. Il en résulte une baisse de la disponibilité en produits de pêche, des revenus, et une aggravation de la pauvreté des riverains.

Le PANA 1 reste un moyen pour limiter les risques climatiques dommageables aux ressources halieutiques. Il a installé huit (08) trains de 4 cages flottantes dans chacun des quatre (04) villages de démonstration de la zone de pêcherie (zone agroécologique8), quatre (04) enclos piscicoles dans l’un des villages de cette même zone de pêcherie pour le développement de la pisciculture avec des espèces de poissons adaptées et résilientes aux effets néfastes des changements climatiques comme le Clarias gariepinus (poisson chat) et l’Oreochromisniloticus (poisson tilapia du Nil),

 Il a mis à la disposition des pisciculteurs des  espèces de poissons adaptés et résilients aux changements climatiques.