La veille citoyenne de la société civile pour la réussite des élections

4 sept. 2015

Les membres de la plateforme électorale des organisations de la société civile au cours d'une séance de sensibilisation à la veille des élections législatives de 2015.

Les acteurs de la société civile intervenant dans le domaine de la gouvernance politique ont joué un rôle important dans le bon déroulement des activités électorales de 2015 au Bénin. L’une des clés du succès dans l’organisation des élections a été la plateforme des organisations de la société civile, mise en place grâce à l’appui technique et financier du PNUD.

Une cinquantaine d’Organisations de la Société Civile (Afrique Elections, SOS Civisme, WANEP, SOCLE Elections, CODE, Rifonga, DHPD, Réseau Glegbenou, Coalition Nationale pour la Paix, ALCRER, Social Watch, etc.), regroupées au sein des associations faitières ont reçu l’appui des partenaires techniques et financiers notamment de la Coopération Suisse pour le projet « Elections dans la paix » et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Une veille citoyenne avec la technologie sms

La plateforme électorale des OSC a permis une gestion transparente et apaisée du processus électoral de 2015. Un système de veille citoyenne sur les élections au Bénin a été expérimenté avec succès et a permis d’agir à trois niveaux : au niveau de la mobilisation, de la médiation et du monitoring.

« Le code électoral a décrit le rôle des différents acteurs. Avant les élections, il était question de s’assurer de l’effectivité  des outils. Face aux difficultés de respecter les délais et de mettre à disposition les livrables à savoir la liste électorale, leur affichage et les cartes d’électeurs, la société civile s’est mobilisée et a pu contribuer à dénouer la crise entre le Ministère des Finances et le COS LEPI », a expliqué Gustave Assah, Coordonnateur de Social Watch Bénin et Vice-Président de la plateforme des OSC.

Pour son opérationnalité, la plateforme a constitué un comité de pilotage composé d’un président, Madame Fatoumata Batoko Zossou, un vice-président, Monsieur Gustave Assah et des membres, Ousmane Koto Yerima, Madame Léontine Idohou. Dans le cadre de la mobilisation, des campagnes de sensibilisation des femmes et des jeunes pour encourager leur participation ont été menées. Les capacités des observateurs électoraux ont été renforcées.

En ce qui concerne la médiation, le comité a eu recours à un groupe de personnalités influentes de par leur statut au niveau politique, social et universitaire. Ces personnes ressources ont apporté leur appui conseil et aidé à régler certains contentieux. Elles étaient installées dans une
« chambre des situations », à côté de la cellule technique, qui enregistrait les informations de terrain et y apportaient des solutions immédiates.

Par rapport au monitoring, environ 100 observateurs ont été déployés sur l’ensemble du territoire national pour les législatives et 400 pour les élections communales. Ils ont été formés sur l’utilisation des sms. Muni d’un code secret, chacun d’eux rapporte les anomalies constatées sur le terrain, que ce soit au niveau des agents électoraux, ou des citoyens : il peut s’agir de l’heure d’ouverture des bureaux de vote, du manque de bulletin de vote, de fraudes, etc. Toute déviance observée sur le terrain est reportée par sms à un plateau technique installé à Cotonou. Les messages sms enregistrés sont décodés, puis traités.

En ce qui concerne la compilation des résultats, ils ont été faits par le biais de ces mêmes observateurs déployés sur le terrain. Une salle de veille (pour la compilation des données) a été mise en place et avait mobilisé une équipe de statisticiens, d’analystes politiques, ce qui a permis aussi d’animer des débats interactifs avec la presse. De la veille jusqu’au jour du scrutin législatif, près de 9000 sms ont été enregistrés, tandis que pour le scrutin communal 14 000 sms ont été reçus. « Grâce à ce dispositif, qui constitue une innovation dans l’organisation des élections au Bénin, la CENA a pu vite réagir et corriger des dysfonctionnements constatés », se réjouit M. Assah.

Si le Bénin a eu des élections paisibles, M. Assah déplore toutefois que  beaucoup de Béninois dont ceux de la diaspora n’aient pu exprimer leur droit de  vote, faute de disposer de cartes d’électeurs.

Encore des défis…

Pour Gustave Assah, les défis à relever sont entre autres aux niveaux  de la société civile, de la CENA et des partis politiques. “ La société civile doit améliorer sa capacité d’intervention en matière de couverture nationale, pour le déploiement d’au moins 13 000 observateurs”, affirme-t-il. Il estime que les partis politiques doivent mieux s’organiser, former leurs représentants, qui parfois se trouvent être des mineurs, des gens sans aucune autorité pour dénoncer quelque dysfonctionnement observé dans un bureau de vote.

Il ajoute la nécessité pour la CENA  d’assurer une formation adéquate des agents électoraux et également la mise à leur disposition de guides, auxquels ils peuvent se référer en cas de besoin. Le Vice-Président de la plateforme des OSC souhaite que les cartes d’électeurs qui n’ont pu être distribuées soient identifiées et sécurisées.

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