Le reboisement des berges pour limiter les inondations dans la Basse Vallée de l’Ouémé

23 janv. 2017

Etienne Kpadonou, membre du comité local de gestion des forêts galeries à Ahlan, commune de Zagnanado fier de montrer les 5 ha de domaine reboisé à quelques mètres du fleuve Kpédékpo avec des essences comme le fromager, l'iroko, le poivre de Guinée, etc. Crédit photo: PNUD Bénin

A quelques encablures de Porto Novo, la capitale du Bénin se dresse le village de Kessounou bordant le fleuve Ouémé. Ici, les habitants vivent essentiellement de l’agriculture et de la pêche. En longeant la berge, on est frappé par l’érosion des côtes.

Avant, la basse vallée de l’Ouémé située dans la partie méridionale du Bénin regorgeait de forêts situées le long des cours d’eau, appelées forêts galeries. La dégradation et la surexploitation de ces forêts avec l’occupation humaine exposent les populations riveraines de plus en plus aux inondations dévastatrices durant la saison des pluies.

« Quand on était petit, la largeur du fleuve n’était pas si grande. D’année en année, on constate l’élargissement du fleuve, qui se rapproche de plus en plus de nos concessions sous l’effet de l’érosion. Au niveau des berges, iI n’y a plus de rempart pour l’eau, qui déborde en saison de pluie et envahit nos maisons », explique Robert Akogbessou, Président du Comité local de gestion des forêts galeries à Kessounou.

Pour limiter les effets des changements climatiques dans les communes riveraines de la Basse Vallée de l’Ouémé, le Projet d’Appui à la Préservation et au Développement des Forêts Galeries et production de Cartographie de base numérique (PAPDFGC) a été initié en 2012 avec l’appui du Gouvernement du Bénin, de l’Union européenne (principal partenaire financier du projet) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Le projet appuie entre autres la restauration de la végétation détruite le long des berges du fleuve Ouémé et de ses affluents. Pour éviter que les populations continuent de détruire ces forêts pour leurs besoins de subsistance, des plans simplifiés d’aménagement de gestion sont élaborés. Des activités génératrices de revenus identifiées seront financées en 2017 à quelques groupements de femmes.

Dans presque toutes les communes riveraines de la basse vallée du fleuve Ouémé, les communautés participent activement aux activités. Pendant que les hommes s’occupent du piquetage ou du sarclage, les femmes font l’arrosage d’appoint des plantes en vue de leur enracinement. Elles participent aussi au transport des plants et à leur mise en terre.

A Kessounou dans la commune de Dangbo comme à Atchonssa (commune de Bonou) ou à Ahlan (commune de Zagnanado), les populations se mobilisent pour reboiser les berges et restaurer la ceinture verte le long de la basse vallée de l’Ouémé, les forêts galeries. Deux campagnes de reboisement ont été organisées de 2015 à 2016 et ont permis la reforestation de 79 ha  de berges, soit  près de 200 000 plants de diverses essences forestières.

Très consciente de l’importance de l’arbre, Julienne Akossou, Secrétaire d’un groupement féminin à Kessounou nous confie : « L’arbre est notre richesse,  il nous permet de satisfaire tous nos besoins : du bois pour la cuisson et les travaux de menuiserie, des plantes médicinales, des fruits, etc. Quand il fait chaud, on peut s’y abriter pour avoir de la fraîcheur. On nous a appris aussi que l’arbre réduit l’érosion et enrichit le sol. C’est pour cela que je m’investis à titre bénévole aux côtés des hommes avec les  autres  25 membres de notre groupement dans la plantation et l’entretien des arbres mis en terre dans la forêt de Gninzounmè».

Dans certaines localités, le reboisement connaît quelques difficultés notamment la destruction (piétinement, broutage) des plants mis en terre par les troupeaux de bœufs en transhumance.

Pour sauvegarder les acquis du projet, les autorités locales prennent des mesures de protection des forêts en cours de restauration.  C’est ainsi que dans la commune de Zagnanado, « la mairie a  pris un arrêté  pour interdire les passages de troupeaux dans les champs de culture et le long de la berge du fleuve Ouémé reboisée», nous raconte Alain Hounsou, Secrétaire général de la mairie de Zagnanado. Par ailleurs, un comité de veille est mis en place dans chaque village pour la protection des plantes contre les prédateurs.

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