Pascaline, une apicultrice moderne à Assiyo

22 nov. 2017

Des apiculteurs de la coopérative Katitchè venus receuillir le miel dans leurs ruches. Crédit photo: PNUD Bénin/Paul Douakoutché

Pascaline Zomahoun vit à Assiyo, un village niché à flanc de colline à une quinzaine de kilomètres de Paouignan, dans la commune de Dassa Zoumè au Centre Bénin. Elle fait partie des dix femmes sur les trente (30) membres de la coopérative Katitchè (qui signifie ‘travaillons’ en langue locale idaatcha) appuyés par l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Promotion Jeunesse Unie pour le Développement (PJUD – Bénin). Elle a abandonné la fabrication du charbon de bois pour se reconvertir dans l’apiculture. Aujourd’hui, elle gagne mieux sa vie et préserve l’environnement dans sa communauté.

 « Mes camarades et moi-même produisions du charbon de bois. Cette activité est très pénible puisqu’il faut couper les arbres – je n’en ai même plus la force aujourd’hui vu mon âge - et carboniser le bois obtenu. Le charbon de bois est ensuite cédé à des clients dont les commandes sont payées à l’avance. Nous vivions constamment dans le stress et l’insécurité financière », témoigne Pascaline.

« La coupe de bois avait des effets dévastateurs sur notre environnement », renchérit le Président de la coopérative Katitchè. « Parmi les arbres que nous avons détruits, il y a des espèces que nos enfants ne verront plus jamais »,déplore Janvier Bagbore, pour qui la vente du charbon de bois n’était pas pour autant rentable, les travaux champêtres aussi. « Avec l’apiculture, non seulement nous ménageons les arbres mais nous gagnons mieux notre vie avec la vente du miel ». Pascaline est tout aussi heureuse : « Aujourd’hui, j’ai une activité génératrice de revenus, qui me permet de subvenir aux besoins de ma famille. Grâce à ces revenus, j’ai pu, par exemple, faire face aux frais de remise de diplôme de ma fille après sa formation de couturière », confie-t-elle fièrement.

L’aventure a commencé en 2013 avec l’ONG Promotion Jeunesse Unie pour le Développement (PJUD – Bénin), qui fait de la promotion de l’apiculture un outil de conscientisation environnementale et de lutte contre la pauvreté. Le projet de Promotion d’une Apiculture Moderne pour la Protection de la Biodiversité initié par cette ONG a trouvé un écho favorable auprès des bénéficiaires. Les habitants du village d’Assiyo intéressés par le projet se sont constitués en coopérative. La Mairie de Dassa a mis à disposition un domaine de 90 hectares. Le Programme de Microfinancement du Fonds pour l’Environnement Mondial et du Programme des Nations Unies pour le développement (PMF-FEM/PNUD) a apporté un appui financier à hauteur de 9 millions de Fcfa (environ 18 000 $US). Les fonds ont permis de construire les ruches et d’acquérir tous les équipements nécessaires à la conduite d’une apiculture moderne (combinaisons, bottes, fumoirs etc.).

Trois cent (300) ruches ont été installées à raison de dix ruches pour chaque membre de la coopérative. Après l’appui qui a duré juste une année, les coopérateurs gèrent de façon autonome leur activité avec l’accompagnement de l’ONG pour la commercialisation du miel récolté. Selon le Directeur exécutif de cette ONG, l’activité est très rentable. Entre 5000 à 6000 litres de miel sont récoltés chaque année et vendus à 1500 Fcfa (environ 3 $US) le litre. L’ONG se charge de le placer sur un marché, où la demande est loin d’être satisfaite. Après l’extraction du miel, on obtient la cire qui est également très demandée pour divers usages dont la fabrication de bougies, de pommade, de cirages etc. « le retour d’investissement se fait en l’espace de trois ans alors que la durée de vie des ruches est de 20 ans au moins et l’activité ne demande qu’une visite par semaine sur le site », révèle Cyrille Djowamon.

La construction d’une unité de fabrication du miel permettra de développer la chaine de valeur apicole dont rêve l’ONG. Il y est attendu l’exploitation commerciale des sept produits que sont le miel, la cire, la propolis, le pollen, la gelée royale et le couvain. Cela nécessitera la construction d’un bâtiment, l’acquisition des équipements subséquents, une adduction d’eau et une source d’énergie.  Les coopérateurs quant à eux, sont demandeurs d’un renforcement de capacité pour une gestion plus efficiente de cette activité génératrice de revenus qui fait des émules dans le village.

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