Booster le développement pour affronter la pression demographique et la dégradation des ressources naturelles

20 juil. 2015

Le taux de croissance demographique est de 3,5% par an induisant une forte demande en services sociaux. Crédits photo: UNFPA Benin

Alors que " la population mondiale augmente chaque jour de 200 000 personnes", il est nécessaire pour l'agenda de développement post-2015  de booster le développement pour affronter la pression démographique et la dégradation des terres.

Le Ministère en charge des Objectifs du Millénaire pour le Développement et les Objectifs de Développement Durable (ODD) en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et  avec la participation des agences sœurs des Nations Unies,  a organisé ce jour un séminaire de réflexion sur les enjeux de l’agenda de développement post-2015 et de la 21ème Conférence des parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21).

Les objectifs visés par ce séminaire sont d’informer les acteurs publics, sociaux et privés sur le contenu des ODD, de préparer la réflexion sur les priorités du Bénin en matière des ODD, d’analyser les problématiques de la mobilisation des ressources domestiques et extérieures, des financements innovants, de la soutenabilité de l’endettement et de la dynamique des populations dans le cadre des débats sur le financement du développement et d’analyser les enjeux liés au COP 21, au financement vert et à l’agriculture durable dans le cadre de la participation du Bénin à la Conférence des Nations Unies sur le Climat, prévue pour décembre prochain à Paris.

En effet, les ODD tels que envisagés actuellement posent plusieurs défis aux pays en développement et plus particulièrement au Bénin, en ce qui concerne l’appropriation du contenu, leur intégration dans les cadres nationaux de planification du développement et la mobilisation des financements  pour leur mise en œuvre. « Nous sommes à un tournant décisif de l’agenda de développement mondial post 2015 », a déclaré Madame Rosine Sori Coulibaly, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies et Représentant Résident du PNUD au Bénin. Elle a salué le Gouvernement du Bénin pour son anticipation dans l’appropriation du contenu des ODD et réitéré l’engagement du Système des Nations Unies à l’accompagner dans sa mise en œuvre.

Trois sessions d’information subdivisées en une dizaine de communications ont nourri les échanges au cours du séminaire. La première session a porté sur les ODD : choix, enjeux et processus d’adoption et a permis d’évaluer l’ampleur des défis liés aux ODD. Le Professeur Fulbert Amoussouga-Gero, Ministre d’Etat à la Présidence de la République chargé de la Coordination des politiques de mise en œuvre des OMD, ODD et Grands travaux a rappelé le processus ayant conduit à la définition des ODD  et les défis à relever pour leur succès au Bénin. Les ODD comportent 17 objectifs, déclinés en 169 cibles et plus de 300 indicateurs en cours de discussion. Leur mise en œuvre sur une période de 15 ans nécessite un financement supplémentaire de 2500 milliards US$ par an, a indiqué Madame Rosine Sori Coulibaly, utilisant les sources de la CNUCED. A travers sa communication sur les enjeux sociaux, économiques et environnementaux des ODD, elle a mis un accent particulier sur l’implication du secteur privé, l’innovation, l’accès à la technologie, la question du leadership et de la responsabilité des Etats et le rôle essentiel que doit jouer la société civile pour la réussite de la mise en œuvre des ODD.

« La population mondiale augmente chaque jour de 200 000 personnes », a affirmé Dr Koudaogo, Représentant de l’UNFPA au Bénin. En Afrique, la mortalité est en baisse, tandis que le taux de fécondité est élevé. Au Bénin, le taux de croissance démographique est estimé à 3,5% par an. Cette croissance démographique induit une forte demande de services sociaux. Il a invité les décideurs à prendre des actions politiques fortes pour améliorer la qualité de vie des populations.

La 2ème session a été donc consacrée au financement des ODD notamment au financement alternatif à l’aide publique au développement, qui est en déclin ces dernières décennies. Monsieur Daniel N’Doye, Economiste Résident de la Banque Africaine de Développement (BAD) a évoqué la situation du Bénin, qui a un programme d’investissements structurants ambitieux, celui de faire passer le taux d’investissement de 19 % en 2014 à 27 % d’ici 2018. Pour financer de façon efficiente les projets de développement et assurer que ce financement se fasse de façon soutenable pour les finances publiques et la dette, il a proposé quelques pistes de financement des investissements, à savoir augmenter les ressources intérieures, mais aussi les revenus extérieurs, rechercher de ressources concessionnelles et non concessionnelles. Depuis 10 ans, les recettes fiscales s’améliorent au Bénin et s’évaluent à 800 milliards Fcfa en 2014. Toutefois, elles sont insuffisantes pour soutenir le développement aux dires de Monsieur Janvier Alofa, Economiste National du PNUD. Il a évoqué des niches, sur lesquelles le pays peut s’appuyer pour élargir son assiette fiscale, comme le renforcement de la fiscalité relative à la TVA et l’amélioration de la qualité de la dépense publique. Les financements innovants comme les taxes sur le trafic aérien et maritime, les taxes sur les transactions financières peuvent être aussi explorées, a ajouté Monsieur Cyriaque Edon, Directeur de la Planification et de la Prospective (DPP) du Ministère en charge des OMD et ODD. Pour leur efficacité, ces mesures nécessitent des procédures simples et surtout de la transparence.

La 3ème session  a abordé la question de  la durabilité dans le cadre de la COP 21, notamment les enjeux liés à la COP 21, le niveau de préparation du Bénin à la COP 21, la problématique de l’agriculture durable et les financements verts. Le Bénin n’est pas un pays émetteur de gaz à effet de serre, mais subit comme d’autres pays de l’Afrique subsaharienne les effets des changements climatiques. Monsieur El Hadji Fall, Economiste principal du PNUD a présenté les enjeux des négociations en cours pour un accord global à cette conférence. En matière d’agriculture durable, plusieurs défis se profilent à l’horizon pour les prochaines décennies. Les changements climatiques auront des effets sur l’agriculture, par ailleurs la forte poussée démographique va entraîner une pression sur les ressources naturelles. Pour y faire face,  Monsieur Tiemoko Yo, Représentant de la FAO au Bénin, a indiqué que « la nouvelle agriculture doit être productive, compétitive et respecter les normes écologiques ».

S’agissant de la participation efficiente du Bénin à la COP 21, Monsieur Julien Adounkpe, Directeur général du Changement climatique au ministère de l’environnement chargé de la gestion des changements climatiques, a présenté les efforts entrepris par le Bénin à travers l’élaboration en cours de sa contribution nationale et la participation du Bénin aux négociations à Bonn. Concernant les opportunités de financements verts à saisir, , Monsieur Isidore Agbokou, Team Leader de l’Unité Environnement du PNUD, a évoqué la nécessité pour les cadres nationaux de la maîtrise de la langue anglaise et des procédures d’accès aux financements, puis de saisir l’opportunité que représente le PNUD en tant qu’agent d’exécution et d’appui à l’accès aux financements témoignant d’une expérience confirmée dans le monde en appui à la mobilisation des ressources. La priorité dans les négociations de financement des changements climatiques à Paris devra être accordée à l’adaptation et à son financement sous forme de dons.

Les échanges, qui ont suivi les exposés, ont été riches et variés. Ce séminaire a connu une forte participation des cadres des différents ministères sectoriels, des députés à l’Assemblée nationale, des partenaires techniques et financiers et des représentants de la société civile.

Contact information

Pour plus d’information, veuillez contacter :

El Hadji Fall, Economiste Principal -PNUD – el.hadji.fall@undp.org
Janvier Alofa, Economiste National - PNUD – janvier.alofa@undp.org

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Bénin 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe