Défendez les droits de quelqu’un, aujourd’hui : Un appel à une responsabilité collective

10 déc. 2016

Les personnes en situation d'handicap sont vulnérables en matière de droits de l'Homme

A l’instar de la communauté internationale, le Bénin a célébré ce jour  la Journée Internationale des Droits de l’Homme sur le thème : « Défendre les droits de quelqu’un, aujourd’hui ».

Organisée sous la présidence du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et de la Législation, la célébration a connu la participation du Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, de la Directrice de l’Administration pénitentiaire et de la promotion des Droits de l’Homme, des activistes des droits de l’Homme et des représentants de la Société Civile.

Occasion pour les peuples du monde de faire le point des actions entreprises en matière de respect des droits de l’Homme et de dégager les perspectives, la Journée Internationale des droits de l’Homme édition 2016 intervient à la veille du 26 ème anniversaire de la Constitution béninoise, a rappelé Me Joseph Djogbenou, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et de la Législation.  Il a invité à une réflexion approfondie sur deux préoccupations : l’extension horizontale des Droits de l’Homme et la qualité du service dans la promotion et la protection des droits de l’Homme, avant d’appeler les Béninois à protéger et à conserver les acquis de la Loi fondamentale, qui garantit à tous les droits de l’homme et les libertés publiques.

Pour Siaka Coulibaly, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies et Représentant Résident du PNUD, les droits de  l’homme, - droit à l’alimentation, à la liberté d’expression, à l’instruction, à la santé, -  etc… sont inaliénables et universels ; ils sont fondés sur la raison et non pas sur les disparités culturelles et c’est pour cela que la lutte pour leur promotion fait  depuis toujours partie intégrante du mandat de l’ONU.  « Tous, nous pouvons – et nous devons – agir dans notre quotidien pour promouvoir la cause des droits des personnes qui nous entourent », a-t-il plaidé.

Un panel de discussion a permis de réfléchir et d’échanger sur la situation des droits des personnes vulnérables au Bénin, comment et pourquoi faut –il défendre les droits de quelqu’un et la contribution des médias au respect des droits de l’homme.

La situation des droits des personnes vulnérables au Bénin présentée par le Vice Doyen de la Faculté de Droit de l’Université d’Abomey Calavi, Eric Montcho n’est pas très reluisante. Le paneliste a fait ressortir les causes de vulnérabilité qui sont d’ordre économique, politique et sociale et insisté sur la nécessité d’œuvrer davantage pour la préservation des droits des enfants, des personnes âgées, des personnes handicapées, de réfugiés, des apatrides.

La 2ème communication portant sur pourquoi et comment faut –il défendre le droit de quelqu’un a mis en exergue que l’année 2016 a été une année « catastrophique » pour les droits de l’homme au regard des situations de guerre dans certains pays comme la Syrie, des discours xénophobes dans certains pays occidentaux, des tensions ethniques. Le paneliste M. Todjihoundé, Spécialiste  a appelé à plus d’attention à ceux dont les droits sont violés, car « si nous ne défendons pas les droits, nous en seront privés ».  Le témoignage de Géronime Tokplo, Présidente de la Fédération des Associations de personnes handicapées au Bénin sur la violation des droits de l’homme dont fait l’objet les personnes handicapés a ému plus d’un. « Tant que les personnes handicapées continueront à être exclues, les objectifs de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ne seront jamais atteints », a-t-elle martelé. Elle a proposé une relecture des textes avec des dispositions discriminatoires, d’associer les personnes handicapées à toutes les réformes et que tous les acteurs s’intéressent à la question du handicap.

La 3ème  communication sur la contribution des médias au respect des droits de l’Homme a présenté quelques exemples de violation des droits à la liberté d’opinion et d’expression au Bénin notamment des menaces policières, des cas d’enlèvement et de détention arbitraire de journalistes.

Au nombre des recommandations faites à l’issue des échanges, il est à noter la mise en place d’une loi spécifique de protection des défenseurs des droits de l’homme, comme c’est le cas en Côte d’Ivoire et au Mali.

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