Lancement du Rapport mondial sur le développement humain 2016 au Bénin

7 juil. 2017

En dépit d’impressionnants progrès observés dans le monde en matière de développement humain en un quart de siècle, des millions de personnes sont laissés pour compte et ne bénéficient pas des progrès. Les écarts ne feront que se creuser si l’on ne s’attaque pas aux obstacles persistants au développement, notamment aux discriminations et aux inégalités. Il faut de toute urgence diriger notre attention sur ces exclus et sur les actions nécessaires, afin d’assurer un développement humain pour tous.

C’est ce que conclut le Rapport sur le développement humain 2016, intitulé «Le développement humain pour tous », lancé ce jour à Cotonou par le Ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, M. Abdoulaye Bio Tchané et le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), M. Siaka Coulibaly.

Les femmes et les filles, les populations rurales, les peuples autochtones, les minorités ethniques, les personnes handicapées, les migrants, les réfugiés et la communauté LGBTI font partie des groupes qui sont systématiquement exclus par des obstacles, qui ne sont pas purement économiques mais aussi politiques, sociaux et culturels.

L’Indice de Développement Humain (IDH) du Bénin pour 2015 est de 0,485, ce qui situe le pays dans la catégorie « développement humain faible» et le place à la 167 ème position sur 188 pays et territoires. L’IDH est une mesure sommaire des progrès moyens dans les dimensions essentielles du développement humain : une vie longue et en bonne santé, l’accès à la connaissance et un niveau de vie décent.

Entre 1990 et 2015, les efforts fournis ont permis à l’IDH du Bénin de progresser de 0,345 à 0,485, soit une croissance annuelle moyenne de 1,37% ces 25 dernières années. Sur la même période, l’espérance de vie à la naissance au Bénin a augmenté de 6,3 années, la durée moyenne de scolarisation a augmenté de 1,9 année et la durée attendue de scolarisation a augmenté de 5,4 années. Toutefois, des efforts restent à faire pour réduire le taux de pauvreté multidimensionnelle, de façon globale.

« L’opérationnalisation du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (ARCH) augure d’une meilleure prise en compte de la résilience et du renforcement de la protection sociale au Bénin […]  J’ai foi que ce rapport contribuera à stimuler un débat public de haut niveau au Bénin sur l’urgence de régler les difficultés qui entravent le développement humain pour tous », a déclaré M. Siaka Coulibaly.


Comprendre les tendances de l’exclusion

Les femmes ont tendance à être plus pauvres, à être moins bien payées et à bénéficier de moins de possibilités que les hommes dans presque tous les domaines de la vie. Les mutilations génitales féminines et le mariage forcé continuent d’être pratiqués et de mettre les filles en danger.

Outre les femmes et les filles, le rapport constate que les populations rurales subissent elles aussi des privations, manifestes et cachées. Elles ont tendance à être isolés dans des taudis et jouissent d’un accès plus limité aux services.

En tenant compte des inégalités, l’IDH du Bénin passe de 0,485 à 0,304 en 2015, soit une perte de 37,4%. Mais l’IDHI (IDH ajusté aux inégalités) du Bénin est inférieure à la moyenne pour l’Afrique subsaharienne et à la moyenne les pays à faible niveau de développement humain.

Sur les 25 dernières années, la proportion de sièges occupés par les femmes à l’Assemblée Nationale n’a dépassé 10% qu’une seule fois, lors de la législature 2007-2011. Au niveau communal, leur représentativité est minime: 2,6% des maires en 2015 sont des femmes.

Le Bénin est classé parmi les pays, où les discriminations sont jugées élevées (normes discriminatoires en matière de droit de la famille, atteinte à l’intégrité physique, favoritisme envers les garçons, accès restreint aux ressources et aux biens, etc.). Le taux de mortalité infanto-juvénile a connu une baisse entre 1996 et 2011 avant de connaître une augmentation entre 2011 et 2014. En 2014, ce taux est de 115 décès pour mille.

Le taux de mortalité infantile suit la même tendance et s’établit à 67 décès pour mille en 2014.

Grâce aux efforts fournis, la mortalité maternelle s’est améliorée entre 1996 et 2014 passant de 498 à 347 pour 100 000 naissances vivantes.


Des politiques publiques donnant la priorité à l’ouverture à tous sont essentielles pour combler les écarts

Le rapport fait des recommandations et présente des exemples de politiques nationales réussies à même de garantir le développement humain, pour ne laisser personne de côté et atteindre les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030.

Il préconise, premièrement, une réorientation des politiques de développement humain, afin d’atteindre les laissés pour compte. L’accès universel à des services de qualité – santé, éducation et autres – est essentiel pour que tout le monde bénéficie du développement humain.

Il appelle ensuite à la suppression des obstacles rencontrés par des groupes particuliers ayant des besoins spéciaux, parfois désavantagés par des lois et des normes sociales discriminatoires. Par exemple, les écarts entre les sexes peuvent être comblés avec l’instauration de quotas pour élargir la représentation politique des femmes.

Troisièmement, des stratégies peuvent être mises en place pour rendre le développement humain plus résilient, notamment pour les groupes marginalisés plus vulnérables aux crises de santé publique et aux catastrophes naturelles liées aux changements climatiques.

Enfin, les droits des minorités peuvent être garantis par une législation anti-discrimination, un système judiciaire équitable et un meilleur accès à l’aide juridique.

Contact information

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Janvier Alofa : janvier.alofa@undp.org
Elsie Assogba : elsie.assogba@undp.org

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Bénin 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe