Lutte contre la pauvreté au Bénin : nécessité d’une croissance inclusive

17 oct. 2017

Au Bénin, l'incidence de pauvreté des ménages dirigés par les femmes est au moins 1,40 fois plus élevée que celle des ménages dirigés par les hommes. Crédit photo : PNUD Bénin

La journée internationale pour l’élimination de la pauvreté a été célébrée ce jour à Cotonou autour d’un débat public sur la problématique de la lutte contre la pauvreté portant sur le thème : Vision Bénin ALAFIA 2025 : évaluation et perspectives, Croissance inclusive, jeunesse et emploi au Bénin et le rôle des migrations et la contribution de la diaspora au développement national.

La cérémonie a été marquée par deux temps forts : d’abord les allocutions du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies (SNU) et Représentant Résident du PNUD et du Ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Affaires Sociales, assurant l’intérim du Ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement ; ensuite l’animation de deux panels d’échanges. 

Le premier panel a porté sur la thématique « Croissance inclusive, Jeunesse et emploi au Bénin ». Il a été introduit par deux études et présidé par le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Les échanges ont mis en évidence que l’économie béninoise n’est pas suffisamment inclusive du fait de son instabilité et des inégalités encore persistantes au niveau des jeunes et des femmes surtout en milieu rural en matière d’accès aux services sociaux de base.

En examinant les relations entre la croissance économique et l’emploi, il ressort qu’un tiers des femmes en âge de travailler reste en dehors du marché de l’emploi principalement à cause du poids des tâches domestiques qu’elles sont seules à accomplir. Par ailleurs, plus de 20% des femmes dans les milieux ruraux travaillent sans être payées contre seulement 10% des hommes et 6% des hommes en milieu urbain.  Lorsqu’elles ont la chance d’avoir un travail salarié, les femmes occupent des emplois moins rémunérés que les hommes. En conséquence, leurs revenus sont en moyenne deux fois inférieurs à ceux des hommes.

Le deuxième panel a permis d’échanger sur la thématique « Développement et migration », introduit par deux études et présidé par le Ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Affaires Sociales. Les transferts de fonds des migrants sont estimés en 2015 à 304,25 millions de dollars US, soit une contribution de 2,89% en moyenne au PIB. Les effets des flux migratoires et de la diaspora sur le développement socio-économique du Bénin ne sont pas assez perceptibles.

« J’ai la conviction que les options de politiques suggérées par ces études et travaux de recherche permettront d’enrichir et d’élever le niveau des débats dont les fruits contribueront à renforcer les choix stratégiques opérés dans le cadre des politiques et stratégies nationales, que ce soit au niveau national, local et sectoriel, et ce, dans la perspective de la réalisation du Programme d’Action du Gouvernement », a affirmé M. Siaka Coulibaly, Coordonnateur Résident du SNU et Représentant Résident du PNUD au Bénin.

Au terme des échanges, les participants ont unanimement reconnu la qualité et la pertinence des communications faites dans le cadre de la célébration de cette journée. Les principales leçons tirées en vue de l’élimination de la pauvreté au Bénin se résument comme suit :

1. Pour permettre au Bénin de réaliser une croissance économique soutenue, partagée et durable, de plein emploi productif et pro-pauvre ; il importe d’approfondir les analyses sur les causes de la faiblesse de la productivité du facteur travail dans les secteurs pourvoyeurs d’emplois comme l’agriculture, le commerce, la restauration sans occulter les secteurs émergents à savoir les bâtiments et travaux publics, le transport et la communication.

2. Pour améliorer la situation de l’emploi de la jeunesse, il est nécessaire de renforcer l’efficacité et la synergie des structures, les institutions et projets /programmes existants, créer des conditions d’éclosion et de développement du secteur privé et enfin améliorer l’employabilité des jeunes par la promotion d’une formation professionnelle de qualité. Faudra-t-il aussi, raffermir les possibilités d’éducation au niveau des sciences techniques, concernant les TIC car nous sommes à l’ère de la révolution informatique et définir un modèle d’entrepreneuriat agricole.

3. En ce qui concerne la marche vers la vision Bénin 2025 ALAFIA, il faut une coordination des instruments de gestion du développement, une cohérence des interventions des différents PTF et penser aussi une approche régionale ou communale (Plan de Développement Communal).

4. Pour faire de la migration un outil de développement, il faut élaborer une stratégie à développer pour mieux impliquer les Béninois de l’Extérieur au processus de Développement National et de mieux protéger les nationaux face à l’arrivée massive des étrangers et, mettre en place des outils à utiliser pour construire cette stratégie.

La célébration de la journée a connu la participation de quatre membres du Gouvernement notamment de M. Aurélien Agbenonci, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération ; Mme Adidjatou Mathys, Ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Affaires Sociales ; Mme Marie-Odile Attanasso, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et M. Oswald Homeky, Ministre des Sports. Outre les ministres, on notait également la présence des universitaires, des membres du Corps diplomatique, des Représentants des organisations de la Société civile et du secteur privé, les jeunes et Chefs d’agences du Système des Nations Unies.

Contact information

Polyarpe Janvier Alofa, Economiste national du PNUD Bénin – janvier.alofa@undp.org

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Bénin 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe