Allocution de Madame Rosine Sori-Coulibaly, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Bénin à l'occasion du Lancement des travaux de construction de la direction du CPADD et réception du véhicule

6 août 2015

Excellence Monsieur le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes, chargé de l’intérim du Ministre de la Défense Nationale,
Excellence Monsieur le Secrétaire Général du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur,
Excellence Monsieur l’Ambassadeur du Japon,
Monsieur le Maire de la ville de Ouidah,
Messieurs les Chefs d’Etat-major de l’Armée de terre, de l’air, de la Marine et de la Gendarmerie,
Messieurs les attachés de défense des ambassades du Niger, de France et de Belgique,
Mesdames et Messieurs les Directeurs centraux et techniques des Ministères,
Honorables invités, Mesdames et Messieurs,

La cérémonie qui nous réunit ce jour s’inscrit dans la deuxième phase du projet d’appui au renforcement des capacités institutionnelles du Centre de Perfectionnement aux Actions de Déminage et de Dépollution (CPADD). Je voudrais saluer les efforts fournis par les acteurs à divers niveaux et qui ont permis que la cérémonie de ce matin se tienne. Je veux nommer ici Monsieur le Ministre de la défense nationale et son représentant présent ici-même, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes, et les cadres du CPADD dont la détermination et le professionnalisme font la bonne réputation du Centre à travers le monde. En particulier, je salue l’engagement du Gouvernement du Japon qui a été déterminant dans l’aboutissement de ce projet qui s’élève à un total de deux millions cinq cent mille (2.500.000) dollars US.
En effet, depuis 2010, le PNUD, dans une coopération dynamique avec le Gouvernement du Japon a développé un projet d’appui au renforcement des capacités institutionnelles du CPADD. La première phase du projet a permis de développer les capacités techniques et managériales du Centre dans les domaines de formations ciblées sur les actions de maintien de la paix, de maintenance des équipements de communication et, d’autre part, de doubler les capacités d’accueil et infrastructurelles du CPADD à travers notamment la construction et la réhabilitation du bâtiment principal et le pavage de ses voies internes. Cette phase a également permis de renforcer les capacités techniques des instructeurs, d’assurer surtout la formation de plus de 275 stagiaires provenant de 32 pays d’Afrique.
Excellence Monsieur le Ministre,
Monsieur l’Ambassadeur du Japon,
Mesdames et Messieurs,
La mondialisation a eu pour avantage de transformer le monde en un gros village planétaire. Mais elle a également rendu les nations sensibles et vulnérables à toutes sortes de conflits.
En décembre 1997, la Convention d’Ottawa a imposé dans le droit international un nouveau principe d’interdiction de l’usage de certaines armes comme les mines. Désormais proscrites, les mines demeurent toutefois au cœur d’épineux débats. Car elles continuent de faire de nombreuses victimes tant parmi les enfants que parmi les adultes. Comme l’a souligné le Secrétaire Général de l’ONU le 13 mai dernier à la réunion sur le coût humain de l’utilisation des armes légères et de petit calibre dans les conflits et les situations d’après-conflit, « durant les 10 dernières années, plus de 250 conflits ont éclaté aux quatre coins de la planète […]. Tous les ans, la mort de quelques 55.000 personnes est en rapport direct avec le déroulement d’un conflit armé ». Il a ensuite précisé que « le nombre de personnes déplacées en raison d’un conflit ou de violences, qui dépasse actuellement plus de 33 millions de gens, se situe à un niveau jamais atteint depuis la deuxième guerre mondiale ».
Dans un continent comme l’Afrique dont la situation socio-politique de ces dernières années est caractérisée par des conflits armés et autres formes de violences, le Bénin reste un des rares havres de paix et de sécurité reconnu par la communauté internationale. Et c’est à juste titre que le Bénin abrite le Centre de Perfectionnement et aux Actions de Déminage et de Dépollution qui se veut un Centre d’excellence de développement de l’expertise sur la prévention et la gestion des conflits en Afrique.
C’est dans cette perspective qu’il faut situer la deuxième phase de projet qui, tout en consolidant les acquis enregistrés dans le cadre de la première phase, vise à développer de nouveaux modules de cours et à augmenter les capacités d’intervention de l’équipe de direction du Centre. Ainsi, grâce au nouveau financement rendu disponible par le Japon, le CPADD verra sa capacité d’intervention améliorée par la construction d’un bâtiment et l’acquisition de matériel roulant. Cette camionnette va certainement soulager les instructeurs et formateurs dans le transport des matériels et outils militaires liés à la formation sur les champs d’entraînement et d’exercice. Tous ces acquis vont irrémédiablement contribuer à ce que le CPADD forme des hommes et des femmes de qualité, plus performants dans la prévention des conflits et la gestion de la paix dans les zones et périodes post-conflits.
C’est aussi pour moi l’occasion de rendre hommage au gouvernement du Japon, et en particulier à son représentant, l’Ambassadeur Daini Tsukahara, ainsi qu’à celui de la République du Bénin, à travers le Ministère de la défense nationale, pour leur confiance renouvelée au Programme des Nations Unies pour le développement pour matérialiser ce projet. Je remercie également tous les autres partenaires techniques et financiers notamment la France pour leur implication pour faire du CPADD un Centre opérationnel au service de l’Afrique.
C’est sur ces mots que je voudrais conclure mon propos en souhaitant que le lancement de ces travaux de construction consacre la pérennisation d’une coopération des Etats pour la paix dans le monde. En ce jour mémorable de l’Histoire, la bombe lancée sur Hiroshima a montré ce dont les hommes étaient capables. Nous devons nous remémorer ce jour et nous rappeler que c’est dans le cœur des hommes que naît la violence, mais aussi la volonté de construire la paix. La mémoire des 140 000 morts d’Hiroshima nous permet de nous engager pour la paix dans le monde.
Merci de votre aimable attention

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