Allocution de M. Siaka COULIBALY, Coordonnateur Résident du SNU & Représentant Résident du PNUD au lancement de la formulation du Projet de Renforcement de la Résilience des Moyens de Subsistance Ruraux au Bénin

26 juil. 2016

Chers participants,

C’est avec un réel plaisir que je prends la parole à l’ouverture de l’atelier de lancement du processus de formulation du projet de « Renforcement de la Résilience des Moyens de Subsistance  Ruraux et du Système de Gouvernement Local aux Risques et à la Variabilité Climatiques au Bénin ».

Le gouvernement du Bénin a demandé au Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) un financement du Fonds pour les Pays les Moins Avancés (FPMA), avec l'appui du PNUD pour l’élaboration et la mise en œuvre de ce  projet.  L'objectif du projet est de fournir un appui aux autorités nationales et locales, ainsi qu’aux populations vulnérables en vue de renforcer leur résilience face aux risques et à la variabilité climatiques. Cet objectif sera atteint grâce à trois composantes: (i) une planification du développement local et national qui intègre systématiquement les données climatiques comme contraintes et opportunités; (ii) des investissements dans les moyens de subsistance résilients; et (iii) un environnement favorable à un financement plus conséquent du climat pour les moyens de subsistance résilients.

Monsieur le Directeur de Cabinet,

Distingués invités,

Ces dernières années, l’agriculture continue de faire l’objet d’un intérêt renouvelé en tant que moteur essentiel du développement et d’élimination de la pauvreté. Selon le Rapport National sur le Développement Humain édition 2015, « l’augmentation de la productivité agricole, l’amélioration de la nutrition, le renforcement de la résilience des personnes et des groupes vulnérables contribueraient au développement humain au Bénin ».

Les acteurs de développement s’intéressent de plus en plus aux problèmes posés par l’adaptation de l’agriculture paysanne au changement climatique.

Ils s’intéressent aussi aux  façons  dont  les  ruraux  pauvres  pourraient  accéder  aux  débouchés commerciaux  liés  aux  services  environnementaux  et  à  l’atténuation  du  changement climatique et en tirer des avantages. La prévention et la gestion des risques liés aux changements climatiques, indispensables pour sortir de la pauvreté les ménages ruraux pauvres, sont donc au cœur de leurs stratégies de subsistance, et constituent une priorité pour le présent projet.

Aujourd’hui, il est clair que la question de la gestion de l’environnement ne peut occulter le lien entre la pauvreté et la dégradation écologique. Les pauvres sont victimes de la dégradation environnementale, exacerbée par le changement climatique, mais aussi la cause de celle-ci. Les paysans les plus pauvres sont absorbés par le problème de survie. Mais, la problématique est que, les difficultés d’accès aux ressources et leur positionnement à la périphérie des systèmes de propriété, les empêchent d'investir suffisamment dans la protection de l'environnement.

Selon le Plan Stratégique d’Investissement sur la Gestion Durable des Terres (PSI/GDT) au Benin approuvé par le gouvernement en 2010, la dégradation continue du couvert végétal, la baisse drastique de la productivité des écosystèmes, l’érosion des sols, le comblement des cours d’eau, la déforestation et la désertification constituent le lot quotidien d’exploitation des ressources naturelles. Les chiffres existants feraient état d’un recul de la forêt et du couvert végétal au rythme annuel moyen de 1.000 Km2. Pour l’ensemble du Bénin, les zones fortement dégradées sont de l’ordre d’environ 29% et les zones moyennement dégradées sont de l’ordre de 33%.

Monsieur le Directeur de Cabinet,

Distingués invités,  

Par le passé, les acteurs agricoles  pouvaient compter sur leurs connaissances traditionnelles du climat. Mais de nos jours, le changement climatique a tout compliqué et a rendu très difficile cette prévision de la période favorable aux activités culturales. La perturbation du calendrier cultural, les phénomènes extrêmes et l’imprévisibilité des saisons rendent précaire et incertaine, la vie des acteurs ruraux.  Les acteurs agricoles sont donc plus que jamais vulnérables. Avec les effets néfastes des changements climatiques, les coûts de production augmentent de façon drastique tandis que le revenu baisse de façon continue. Il apparaît donc important de mettre en place des approches innovantes en vue d’appuyer les acteurs du monde agricole au Bénin à anticiper, absorber et recouvrer les chocs des effets des changements climatiques.

Mesdames et Messieurs,

L’importance du présent atelier n’est donc plus à démontrer. Il est organisé pour identifier les meilleures approches et actions possibles en vue d’aboutir  à l’élaboration d’un document de projet dont l’objectif serait d’accroître la résilience des acteurs agricoles aux effets des changements climatiques et de renforcer ainsi, leur contribution au développement local à travers une agriculture performante, véritable base de changement transformationnel et du développement socio-économique.

D’une manière plus concrète, il s’agira pour les participants d’examiner et d’évaluer les mesures infrastructurelles et non-infrastructurelles susceptibles de permettre aux communautés bénéficiaires de résister ou d’amortir les chocs climatiques tout en préservant leurs emplois, en maintenant et en améliorant  leur qualité de vie.  

Les pistes possibles pourraient être : la réalisation des ouvrages de mobilisation des ressources en eau à des fins agro-silvo-pastorales; le développement des cultures de contre-saison, la promotion en milieu rural des semences à cycle court; la réalisation des ouvrages de lutte anti érosive, de restauration et de gestion durable des terres; la sécurisation foncière rurale, la gestion du calendrier agricole en situation de perturbation climatique; le développement des marchés et des chaînes de valeur à impact écologique etc.

Je demeure persuadé que les résultats de nos travaux déboucheront sur des propositions concrètes visant à l’élaboration d’un document de projet permettant l’atteinte des objectifs visés par le gouvernement béninois.

Je ne saurais terminer mes propos sans adresser, au nom du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) et du  Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM),  mes remerciements au Gouvernement du Bénin pour sa sollicitude constante et la qualité de notre coopération. Je voudrais également remercier les cadres des différents départements ministériels pour leur soutien constructif à l’action d’appui du PNUD au développement du Bénin.

Je souhaiterais particulièrement, si vous le permettez, vous prier, Monsieur le Directeur de Cabinet, de bien vouloir transmettre à Son Excellence Monsieur le Ministre d’Etat Chargé du Plan et du Développement et collègue en Charge du Cadre de Vie et du Développement Durable, ordonnateur national du Fonds pour l’Environnement Mondial notre reconnaissance pour leur approche intégrée et pragmatique en matière de mobilisation des ressources du FEM au profit du Bénin.

Tout en souhaitant plein succès à nos travaux, je vous renouvelle la disponibilité du PNUD à toujours accompagner le Gouvernement du Bénin dans son effort constant pour le développement durable.

-Vive la coopération internationale 
- Vive le Développement Durable
Je vous remercie

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