Madame Ginette Mondongou Camara, Economiste Principale et Monsieur Janvier Polycarpe Alofa, Economiste national du PNUD au Bénn lors de la séance d'échange avec les chercheurs et universitaires. Crédit photo: PNUD Bénin

 
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Bénin a organisé du 23 février au 8 mars 2021 la dissémination du Rapport sur le développement humain 2020, dont le thème porte sur « le développement humain et l’anthropocène : la prochaine frontière ».

Cette série d’échanges approfondis avec les chercheurs des universités publiques et privées, les académiciens, les cadres de l’administration publique, les acteurs de la ssociété civile et du ssecteur Privé sur les conclusions du Rapport et les leçons à tirer pour le Bénin, fait suite au lancement national intervenu le 21 Décembre 2020. Ils ont permis d’échanger  avec les différents acteurs sur le contenu dudit Rapport,  les recommandations de politiques et leur intégration dans les stratégies et plans nationaux de développement; de réfléchir sur les politiques que doivent mener chaque acteur sur la base des recommandations du rapport et de rappeler la prise en compte des dimensions telles que l’atténuation et l'adaptation aux changements climatiques et la protection de la biodiversité dans les politiques en faveur du développement humain.

Dans son mot d’ouverture de la série de séances de dissémination, le Représentant Résident du PNUD, M. Aouale Mohamed Abchir a rappelé l’importance de cette activité en ceci qu’elle participe de l’appropriation des conclusions du Rapport ainsi que du renforcement des capacités nationales en vue de l’enracinement de la culture du développement humain au sein de la population béninoise. A cet effet, il a invité les participants à s’investir dans des échanges de qualité permettant de dégager des pistes de solutions pour permettre au Benin de bien gérer la transition vers l’anthropocène, l’Âge de l’Homme. « J’ai foi que ce rapport contribuera à stimuler un engouement pour trouver des solutions urgentes aux difficultés qui entravent le développement humain pour tous en lien avec la sauvegarde de notre planète commune » indiquera-t-il pour de terminer son propos.

Trois présentations techniques articulées autour des 7 chapitres du Rapport ont meublé chaque séance. Il s’agit de (i) « Repenser le développement humain à l’ère de l’anthropocène » présenté par M. Janvier Polycarpe Alofa, Economiste National du PNUD, (ii) « Les voies, solutions et Moyens de construire le développement humain basé sur la nature » présenté par  Mme Ginette Mondongou Camara, Economiste principale du PNUD, (iii) « Les nouvelles mesures du développement humain à l’anthropocène » présenté par M. Hippolyte Ahonon, Chargé de suivi du Projet d’Appui à l’Opérationnalisation des Politiques de Développement.

Des trois exposés, il ressort que les progrès enregistrés ces trente dernières années en matière de développement humain sont allés de pair avec une utilisation élevée des ressources. Aucun pays au monde n'a encore atteint un très haut niveau de développement humain sans mettre la planète à rude épreuve. Ainsi, la pression sur les ressources naturelles crée des inégalités et des déséquilibres au niveau de l’écosystème et de la biodiversité, d’où la nécessité de mettre en place des mécanismes de changement pour catalyser l’action, agir pour le changement de comportement à travers des politiques comme la mise en place des incitations pour motiver les choix de solutions durables et investir dans les infrastructures. Le rapport conclut qu’il est possible de faire le développement sans mettre en danger la planète. Le Rapport propose une gamme de recommandations de politiques à mettre en œuvre au niveau national, en liaison avec les réformes nécessaires à opérer au niveau de la gouvernance mondiale à savoir renforcer l’équité, l’innovation.

De manière globale, les discussions ont porté sur la place que doivent occuper les questions liées à la sauvegarde de la planète dans le processus de développement humain, les rôles et responsabilités des acteurs ainsi que les différentes mesures (classique et nouvelle) du développement humain. Il s’agit notamment de:

  • L’importance de l’appropriation nationale pour faciliter la contextualisation des solutions et recommandations dans les Plans, stratégies et programmes nationaux y compris le niveau local
  • La nécessité pour les décideurs politiques de prendre le lead pour induire le changement que préconise le Rapport
  • Le changement de mentalité et de comportement nécessaire pour bien mener le développement à travers l’anthropocène
  • L’importance du développement des énergies propres (énergies renouvelables) dans le processus de développement des pays les moins avancés (comme le Bénin) tout en préservant l’environnement
  • La nécessité d’introduire davantage dans les curricula notamment dans l’éducation de base le respect de la planète et de l’environnement
  • Les conditions pour réaliser l’équité au niveau mondial (meilleure gouvernance mondiale)
  • L’intégration des recommandations du Rapport dans la prochaine génération des Plans de développement communaux (PDC).
  •  Promouvoir une plus grande exploitation et utilisation des travaux de recherches effectués au niveau des différentes universités et qui examinent les problématiques de développement du Bénin et mettent en exergue plusieurs solutions potentielles aux niveau national et local

 

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