Photo de famille des membres de la Commission Beninoise des Droits de l'Homme avec le Ministre de la Justice et de la Législation, des cadres du Ministère et des partenaires techniques et financiers. Crédit photo : PNUD Bénin


Ayant pour mission la promotion et la protection des droits de l’Homme, la Commission Béninoise des Droits de l'Homme (CBDH) tient du 18 au 20 février 2019 sa première session ordinaire à Cotonou.

Cette session, organisée quelques semaines après l’installation de la Commission par le Ministre de la Justice, la promulgation par le Chef de l’Etat de la loi portant Code pénal au Benin, qui abolit la peine capitale, est consacrée entre autres au renforcement des capacités des onze Commissaires, à la mise en place des organes spécialisés et consultatifs, à l’étude et à l’approbation du budget de la CBDH. Elle est appuyée sur le plan technique et financier par l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’Association Francophone des Commissions Nationales des Droits de l’Homme (AFCNDH), le Haut- Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'homme et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Bénin.

Dans son mot de bienvenue, Mme Sidikatou Adamon Houédeté, Vice-présidente de la CBDH a indiqué que cette session permettra aux Commissaires de mieux comprendre le mandat qui leur est dévolu et de bénéficier des bonnes pratiques d’autres pays.

M. Emmanuel Ntakarutimana, ancien Président de la Commission des droits de l'homme du Burundi et représentant l'Association Francophone des Commissions Nationales des Droits de l'Homme (AFCNDH) a également salué la volonté politique du Gouvernement du Bénin en accompagnant le processus de relance de la CBDH. Il a invité les décideurs à poursuivre avec détermination le chemin entrepris en créant les conditions pour rendre la CBDH opérationnelle.

Le Président de la CBDH, M. Clément Capo-Chichi a, quant à lui, plaidé pour la mise à disposition de ressources nécessaires pour le bon fonctionnement de la Commission.

Le Garde des sceaux, Ministre de la Justice et de la Législation, Sévérin Quenum l’a rassuré en ces termes : « Le Gouvernement vous donnera les moyens de votre action ». Il a exhorté la CBDH à travailler à la mise en œuvre concrète des instruments et accords internationaux signés par le Bénin et exprimé le souhait que le pays soit classé dans la catégorie A pour son accréditation.

M. Adama Bocar Soko, Représentant Résident a.i du PNUD au Benin a adressé ses félicitations aux Commissaires et aux autorités politico-administratives qui ont œuvré à divers niveaux de responsabilité, à la renaissance de ladite Commission, dont l’effectivité rehausse l’image du Bénin aux yeux de la communauté internationale. « Le PNUD se réjouit comme les autres partenaires techniques et financiers, de l’ouverture des autorités à nos plaidoyers, laquelle ouverture est concrétisée par l’existence effective de la CBDH, l’institution nationale à vocation de promouvoir et de protéger les droits de l’homme, en toute indépendance », a-t-il déclaré.

Les premières années sont décisives pour asseoir la légitimité de la CBDH, a laissé entendre Mme Delphine Couveihnes de l'Organisation Internationale pour la Francophonie (OIF). L’OIF se dit prête à accompagner la CBDH en matière d’échanges d’expériences par les pairs et la mise en place d’outils.

Ce même engagement a été pris par Mme Cynthia Radert, Représentant le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme. Elle a insisté sur l’amélioration et la protection des droits humains surtout ceux des plus vulnérables et exhorté la CBDH à inspirer la confiance des citoyens.

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Bénin 
Aller à PNUD Global